Marche des fiertés : poursuivre ensemble le débat et la revendication des droits

Par ce communiqué, les Jeunes Radicaux de Gauche du Rhône souhaitent apporter leur soutien au travail et aux actions de LGP Lyon. Comme chaque année, nous participerons à la marche des fiertés qui se déroulera le samedi 14 juin à Lyon pour témoigner de notre solidarité envers les revendications porteuses de l’égalité des droits et de l’avancée des libertés.
Dans le contexte actuel d’expressions réactionnaires, nous regrettons que les différentes organisations porteuses de l’ambition de progrès social et sociétal n’aient pas pu trouver ensemble un mot d’ordre unitaire capable de les réunir sur une base de revendications communes. Il faudra retrouver cette solidarité et ce serait un beau message lancé aux citoyens que les différentes organisations puissent le faire pour ce samedi afin de témoigner de la force de l’unité pour le progrès.
Samedi, après l’adoption du mariage pour tous dont nous nous sommes réjouis, nous marcherons :
*pour soutenir l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens;
*pour apporter notre soutien aux revendications des individus transsexuels pour leurs droits et le respect de leur intégrité et de leur dignité dans le processus de réalisation de soi ;
*pour une approche réaliste à court terme de la prostitution (1) et l’exigence de combattre à long terme les structures qui atteignent la dignité des prostitués;
*pour encourager un débat public et collectif sur les questions de gestation pour autrui, dans la continuité des travaux du Parti Radical de Gauche sur les questions de bioéthiques.
Samedi, dans la solidarité avec les Lesbiennes, les gays, les bi et les transsexuels, nous marcherons pour l’égalité républicaine des droits.
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L’Ébola qui cache la gangrène.

Mardi 20 mai, en marge d’un meeting du Front National pour les élections européennes, Jean Marie Le Pen, père de, et président d’honneur de ce parti a fait part de ses « observations » quant à la situation démographique mondiale. A « l’explosion démographique » que le monde connait, une des réponses les plus rapides et les plus efficaces (il semblerait que cela puisse être réglé dans un délai de « trois mois ») serait l’intervention de « Monsieur Ebola ».

Au-delà de l’inacceptabilité certains de ces propos, de leurs relents racistes et xénophobes, ils démontrent à eux seuls que la stratégie de dédiabolisation engagée par Le Pen fille n’est qu’illusoire. Il ne s’agit là que de rajouter du vernis sur l’inqualifiable.

En effet, afin de développer sa théorie, Jean Marie Le Pen a invoqué la doctrine du « remplacement des populations ». C’est Renaud Camus qui a développé cette thèse abjecte selon laquelle, si les populations sont « inassimilables » elles peuvent, par contre, par une immigration massive et en une seule génération, remplacer un peuple sur son territoire. Il s’agirait en l’espèce du « remplacement », de « l’invasion » des « bougnoules » face au peuple français.

Sans discuter ce dogme fascisant, ce dernier nous éclaire sur le fait que l’épuration entreprise par Marine Le Pen au sein de son parti n’est qu’une vague fumisterie. Renaud Camus est un très proche du Bloc Identitaire, qui reprend allègrement sa fameuse théorie du « remplacement des populations ». Il est invité par eux telle une star dès que cela est possible.

Alors, au-delà du fait d’évoquer l’Ebola comme étant une solution, ce qui n’est, de l’aveu même de Jean Marie Le Pen, pas un dérapage, cette ignominie illustre des relations profondes. Nous ne devons pas oublier que les liens dogmatiques, politiques entre le Front National et les groupuscules d’extrême droite sont, plus que jamais d’actualité. Le Front National comporte en son sein une dérive extrémiste qui lui est propre. Il entretient et ce depuis sa création une liaison plus que dangereuse avec les groupuscules d’extrême droite. Ces derniers se présentent rarement aux élections, ils ne se laissent pas approcher. Ils sont cependant le vrai visage, antisocial, du Front National.

Le 5 octobre 1972, ce parti d’extrême droite a été créé par des énergumènes néo fascistes pour certains, ex-collabo pour d’autres. Parti attaché aux traditions, le FN entretient encore la flamme de son mariage avec les fervents nostalgiques du fascisme. Pour preuve, le Bloc Identitaire est dirigé nationalement par Fabrice Robert, ancien conseiller municipal FN (et accessoirement condamné en 1992 pour avoir distribué des tracts niant l’existence des chambres à gaz).

Plus localement, sur Lyon, la nébuleuse d’extrême droite a pour célèbre chef de file, Alexandre Gabriac (adhérent au Front National dès 2004, secrétaire départemental des FNJ pour l’Isère en 2007, coordinateur de la campagne pour les élections européennes de Le Pen en 2009 et depuis 2010 conseiller régional. Elu sous l’étiquette FN, il a été exclu du parti en 2011 suite notamment à la parution de photos où il exécutait un salut nazi. Il peut cependant compter sur le soutient de son ami et collègue Bruno Golnish pour lui laisser un accès à la tribune FN à la région).

Il ne faut avoir de cesse de condamner ces propos, mais aussi de dénoncer les liens qu’ils révèlent et de s’engager, pour les endiguer. Les réponses sont complexes et ne s’arrêtent pas à l’indignation. Les réponses sont politiques, elles sont aussi économiques, elles sont aussi sociales.

C’est pour cela que la réponse est aussi à apporter dans quelques jours. Elle peut être positive, constructive. En effet, le 25 mai prochain, nous pouvons dire oui à l’Europe, oui à une Europe de Gauche, oui au PSE, oui au PRG.

Le 25 mai 2014, un seul tour pour construire L’EUROPE DE DEMAIN! Mobilisons-nous !

L’Europe tantôt saluée tantôt décriée, tantôt considérée comme une contrainte, comme une menace, tantôt comme une opportunité. Elle paraît pourtant très loin de nos préoccupations, mais il n’en demeure pas moins qu’elle est ancrée dans notre vie quotidienne. C’est pourquoi, en tant que citoyens européens, nous devons nous mobiliser et nous rendre aux urnes le 25 mai 2014 !

Voter le 25 mai 2014, pourquoi ? Pour quels enjeux ?

Lors de cet unique tour des élections européennes, les citoyens européens sont appelés à voter pour élire les 751 députés qui siègeront au Parlement Européen, dont 74 pour la France. Ces eurodéputés seront élus pour 5 ans, et par plus de 400 millions de citoyens de l’UE. Ces députés représentent les intérêts de chaque citoyen européen. C’est pourquoi l’enjeu de ces élections est de taille.

Drapeaux européen et françaisLe Parlement Européen est la seule institution de l’Union Européenne dont les membres sont élus au suffrage universel direct, c’est-à-dire élus par vous, citoyens européens. A ce titre, cette assemblée est la plus grande assemblée démocratique de l’Union Européenne.

Mais à quoi sert le Parlement Européen ?

Le Parlement Européen vote la majorité des textes législatifs, tels que les directives ou encore les règlements, conjointement avec le Conseil des Ministres de l’UE. Il doit approuver les accords internationaux négociés par l’Union Européenne. Et, il exerce un contrôle politique sur la Commission européenne.

Il vote également le budget européen. Son domaine d’influence est croissant et son pouvoir s’étend sur des domaines qui nous concernent tous, tels que l’économie, la finance, l’énergie, l’agriculture, la santé publique, l’environnement ou encore les transports et la justice.

Le Parlement européen vote des législations qui ont un impact sur le quotidien de tous les citoyens européens. A titre d’illustration, plus d’un tiers de la législation française en vigueur est issue des textes européens. Force est de constater que l’Union Européenne a un impact croissant dans notre quotidien et exerce une influence fondamentale dans notre vie de tous les jours. Pour cette raison, l’action du Parlement Européen nous concerne tous et à fortiori le choix de ses membres.

Un enjeu inédit lors de ces élections européennes : La désignation du prochain président de la Commission européenne

À l’issue de cette élection européenne sera désigné le président de la Commission Européenne.

Mais quel est le rôle de la Commission Européenne ?

La Commission Européenne est l’organe exécutif de l’Union Européenne. Son rôle est de définir les objectifs et les priorités de l’action de l’UE. En somme, elle fixe le cap de l’action de l’UE et impulse une ligne politique. Elle a la prérogative de proposer des textes législatifs au Parlement Européen et au Conseil des Ministres. Elle met en œuvre les politiques de l’Union Européenne et gère son budget. Enfin, elle veille au respect du droit européen, et représente l’UE sur la scène internationale.

Ainsi, c’est de notre vote que dépendra la ligne politique donnée par la Commission européenne. C’est de notre vote que vous pourrez permettre aux idées et aux valeurs de gauche de prospérer dans les instances démocratiques de l’UE.

Il faut voter, et voter à gauche!

En votant le 25 mai 2014, nous choisissons un projet politique pour l’Europe.

En votant le 25 mai 2014, nous avons l’opportunité de choisir nos députés qui représenteront nos intérêts au sein de l’UE, mais nous avons également l’opportunité de choisir l’Europe de demain, celle que nous voulons, l’Europe que nous souhaitons.

En votant le 25 mai 2014, nous barrons la route à la montée des partis populistes qui souhaitent sortir de l’Europe.

En votant le 25 mai 2014, nous sommes acteurs de la construction de l’Europe.

L’avenir commun se décide en Europe, alors mobilisons-nous, allons voter.

Sandrine Frih, nouvelle adjointe au Tourisme

DSC_0054[1]Aujourd’hui, et pour remplacer Thierry Braillard ayant quitté son mandat afin de se consacrer à ses responsabilités gouvernementales, Sandrine Frih a été élue adjointe au Maire de Lyon en charge du Tourisme et de la promotion de la Ville de Lyon.

sandrine-frih-photo-pierre-augrosOutre cette responsabilité, elle s’investit dans le travail des commissions dédiées d’une part à la culture et d’autre part, à l’économie, au commerce et à l’artisanat.

Nul doute, que nous aurons plaisir à la suivre, à l’accompagner et à témoigner de ses travaux au service de la Ville et de ses habitants.